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🌼 Combien ça coûte de cloner son chien đŸ¶ (ou son chatđŸ±) ?

#30 Pourquoi la Gen Z galère à repérer les fake news ? ; la série "families like ours" 🎬; de la contrainte naît la créativité ; le prompt parfait pour de la relecture et des corrections

🌼 La newsletter indispensable pour les curieux
Mes 5 apprentissages & réflexions

Hola hola,

Comment allez-vous ?

Les journĂ©es se sont bien allongĂ©es, et ça fait un bien fou ! J’ai l’impression qu’on sort enfin du tunnel de l’hiver. Junior a enchaĂźnĂ© : otite, gastro et varicelle. Une jolie sĂ©rie qui nous a mis sur les rotules. Vivement le printemps... et les allergies ! 🙂

CĂŽtĂ© maison, j’en suis dĂ©jĂ  Ă  la 4e version du devis, car je fais encore des ajustements. Mon objectif est de commencer les travaux avant l’étĂ©, donc il va vraiment falloir que je me dĂ©pĂȘche de boucler la partie administrative.

Bonne lecture !

1. Combien ça coûte de cloner son chien (ou son chat) ?

Je vous parle souvent des articles d’Uzbek & Rica. Eh bien, sachez qu’ils ont sorti un podcast passionnant sur les prophĂ©ties qui dessinent notre avenir. Le dernier Ă©pisode est une plongĂ©e fascinante dans le clonage des animaux de compagnie. C’est dingue đŸ€Ż.

Aujourd’hui, 4 entreprises dans le monde proposent ce service et le marchĂ© explose. Des cĂ©lĂ©britĂ©s comme Barbra Streisand ou le prĂ©sident argentin Milei y ont dĂ©jĂ  eu recours.

Les chiffres donnent le tournis : le marché mondial du clonage animal devrait doubler en 5 ans, passant de 3,7 milliards de dollars en 2024 à 7,7 milliards en 2029.

Il y a actuellement des listes d’attente de 5 mois pour faire cloner son animal de compagnie.

Le prix ?

50 000 dollars pour un chien ou un chat.

Certaines personnes s’endettent pour ça.

Je vous en avais dĂ©jĂ  parlĂ© (ici, ici, ou encore ici), le business des animaux de compagnie est en plein essor : 90 milliards de dollars en 2024. VĂȘtements, parfums, litiĂšres connectĂ©es, assurances
 On est prĂȘts Ă  tout pour nos bĂȘtes adorĂ©es. En Espagne, elles font mĂȘme juridiquement partie de la famille.

Le clonage s’inscrit donc dans cette tendance sociĂ©tale de fond : l’animal n’est plus juste un compagnon, c’est un membre du foyer qu’on ne veut pas voir disparaĂźtre.

Mais peut-on vraiment remplacer un animal ?

Scientifiquement, la copie ne sera jamais totalement conforme Ă  l’originale. Sans parler des taux de rĂ©ussite faibles : seulement 2 % pour les chiens, 5 % pour les chats.

DerriÚre tout ça, il y a aussi des questions éthiques.

Le clonage implique l’utilisation de mùres porteuses, soumises à des interventions chirurgicales et des traitements hormonaux lourds, qu’on exploite pour porter les embryons de clones. Le podcast explique bien ce processus.

Il y aurait donc 2 catĂ©gories d’animaux : ceux auxquels on accorde une valeur extrĂȘme au point de vouloir les cloner, et les bĂȘtes de laboratoires exploitĂ©es.

Il y a aussi la question du sens quand on sait qu’il y a des refuges d’animaux et que rien que l’étĂ© dernier la SPA en a rĂ©cupĂ©rĂ© 8 000.

Par ailleurs, le podcast s’interroge sur la nature mĂȘme de la relation d’amitiĂ© que nous entretenons avec nos animaux. En les considĂ©rant comme interchangeables, on les rĂ©duit Ă  de simples objets, ce qui remet en cause le caractĂšre unique et irremplaçable du lien qui nous unit Ă  eux.

Le clonage s’inscrit aussi dans une tendance plus large, celle du transanimalisme.

Aux États-Unis, la manipulation gĂ©nĂ©tique des animaux a, par exemple, permis de crĂ©er des poissons d’aquarium fluorescents et de rendre des chats hypoallergĂ©niques đŸ˜±.

La conclusion du podcast : “et si notre relation aux animaux devenait un poil toxique ?”

đŸ—ŁïžApprentissage: Le clonage s’apparente Ă  un business du deuil, qui tire profit de la douleur des personnes qui perdent un animal. C’est une tendance en pleine expansion dont on entendra de plus en plus parler Ă  mon avis.

2. Families like ours 🎬

J’ai commencĂ© la sĂ©rie Families like ours sur Canal+ (merci aux darons pour les codes đŸ€—). Je trouve le scĂ©nario assez original : les Danois deviennent des rĂ©fugiĂ©s climatiques, forcĂ©s de fuir leur pays. En gros, le Danemark ferme, et tout le monde doit partir !

C’est une sĂ©rie rĂ©aliste qui m’a fait rĂ©flĂ©chir Ă  la migration, aux frontiĂšres et notre humanitĂ© face Ă  une crise Ă©cologique encore invisible.

L’intrigue est surprenante, sans ĂȘtre totalement dingue, mais ce qui m’a surtout marquĂ©e, c’est le retournement de perspective. On a l’habitude des sĂ©ries ou films qui traitent de l’émigration d’un pays “pauvre” vers un pays “riche”, mais ici, il s’agit d’une famille aisĂ©e, vivant dans un pays prospĂšre, qui voit son quotidien s’effondrer.

J’ai bien aimĂ© cet angle d’approche car il bouscule des certitudes bien ancrĂ©es, comme l’idĂ©e que l’investissement immobilier est une valeur refuge — « investir dans la pierre, c’est une valeur sĂ»re ! », ou que l’exode concerne uniquement les pays du Sud.

Tout n’est pas parfait et l’histoire prĂ©sente quelques faiblesses selon moi. 

(mini Spoil: a t’on vraiment besoin d’un enfant qui a des visions 🔼?)

Ce n’est donc pas la sĂ©rie de l’annĂ©e, mais elle a le mĂ©rite de poser des questions essentielles sur un futur qui me semble, malheureusement, de plus en plus crĂ©dible.

Si vous l’avez vu, qu’en avez-vous pensĂ© ?

3.  De la contrainte naĂźt la crĂ©ativitĂ©

Je fais partie de ces personnes qui ont besoin de deadlines pour avancer et surtout pour terminer. Je n’ai jamais rĂ©ussi Ă  finaliser une chanson pour moi en Ă©tant totalement satisfaite du rĂ©sultat. Je veux toujours modifier une mĂ©lodie, ajouter un instrument, rajouter de la reverb. Bref, ce n’est jamais fini ! En revanche, lorsqu’on me commande une musique pour un podcast, je suis ultra-focus et toujours satisfaite de ce que j’ai composĂ©.

Pourquoi ?

Parce que j’ai un cahier des charges (mĂȘme vague, peu importe), mais surtout, j’ai une date limite. Impossible de dire Ă  la cliente (oui, pour l’instant je n’ai que des femmes clientes đŸ€”) : "DĂ©solĂ©e, je n’ai pas terminĂ©".

J’ai appris Ă  aimer les contraintes, et surtout, j’ai dĂ©couvert qu’elles me poussent Ă  crĂ©er. Sans limites, je trouve toujours une excuse pour m’arrĂȘter ou me disperser. La contrainte m’oblige Ă  me concentrer sur une tĂąche et Ă  la mener Ă  bien.

Dans les éditions précédentes de Taquito, je vous ai partagé les routines de plusieurs créateurs : Bernard Werber, Ennio Morricone, Steinbeck, Haruki Murakami, Basquiat, Stephen King, Ian Fleming (James Bond), Freud ou encore Beethoven.

TrĂšs souvent, ces crĂ©ateurs s’imposent des contraintes (ou doivent en accepter) : de temps, d’espace, d’argent, de rĂ©sultats quotidiens (nombre de mots Ă©crits par jour, etc.). C’est dans ces limites qu’ils puisent la discipline nĂ©cessaire pour accomplir leurs Ɠuvres.

De la contrainte naßt la créativité.

Prenons l’exemple de James Cameron, que j’ai trouvĂ© dans la newsletter Boussole d’Alexandre Dana:

“Suite à son licenciement du film Piranha II, James Cameron se retrouve sans ressources ni contacts.

Pour son prochain film, ses contraintes financiÚres (budget limité à 3-4 millions), pratiques (nécessité d'un cadre contemporain) et professionnelles (expertise en effets spéciaux) le poussent vers une histoire de science-fiction avec un voyage dans le temps. Il a l'idée du film Terminator.

Il adapte son scĂ©nario Ă  ses limitations, il utilise des lieux familiers comme scĂšnes de tournage et il vend mĂȘme symboliquement les droits pour un dollar afin de pouvoir rĂ©aliser le film ! Il surmonte toutes les contraintes et en transforme certaines en avantages crĂ©atifs.

TournĂ© avec un budget rikiki, le film devient nĂ©anmoins un Ă©norme succĂšs commercial et lance dĂ©finitivement sa carriĂšre.”

J’aime Ă©galement cette vidĂ©o de Brian Eno (musicien, compositeur, producteur) qui dit que les “deadlines” et les petits budgets sont les secrets de la crĂ©ativitĂ© :

đŸ—ŁïžApprentissage: la contrainte, loin d’ĂȘtre un frein, peut ĂȘtre un levier puissant de crĂ©ativitĂ© et de rĂ©ussite.

🎯Objectif: me fixer une contrainte de temps lorsque je commence un projet (artistique ou autre).

4. Pourquoi la Gen Z galĂšre Ă  repĂ©rer les fake news ?

Jusqu’à prĂ©sent, je ne m’étais jamais vraiment posĂ© de questions sur la dĂ©sinformation. J’avais l’impression que ça ne me concernait pas : je ne passe pas des heures sur les rĂ©seaux sociaux et j’essaie de varier mes sources d’info.

Sauf que


Je suis tombĂ©e sur une Ă©tude de l'UniversitĂ© de Cambridge qui m’a alertĂ©e.

En effet, elle montre que la Gen Z – donc ceux qui ont grandi avec Internet – a du mal Ă  diffĂ©rencier les vrais titres des faux.

En creusant un peu, j’ai vu qu’un rapport de 2024 rĂ©vĂ©lait que 91 % de la Gen Z est sur Instagram et 86 % sur TikTok.

ForcĂ©ment, quand on s’informe surtout via des plateformes oĂč les algorithmes poussent avant tout les contenus qui engagent (et pas forcĂ©ment ceux qui sont vrais), ça pose question.

Et comme si ça ne suffisait pas, Meta a rĂ©cemment dĂ©cidĂ© d’assouplir la modĂ©ration des contenus en invoquant la libertĂ© d’expression. En thĂ©orie, c’est une bonne chose
 mais dans la pratique, on sait que leurs algos ne sont pas neutres. Ils mettent en avant les posts qui font rĂ©agir, et souvent, ce sont les plus polarisants, sensationnalistes, voire carrĂ©ment faux.

Selon moi, la diffusion massive de contenus trompeurs ou nocifs risque de renforcer les croyances erronĂ©es et les thĂ©ories du complot. À force d’ĂȘtre exposĂ© Ă  certaines infos en boucle, notre cerveau finit par les considĂ©rer comme vraies, un phĂ©nomĂšne connu sous le nom d’"effet d’exposition rĂ©pĂ©tĂ©e”.

C’est comme ces chansons qu’on n’aime pas trop au dĂ©but, mais qu’on finit par fredonner sans s’en rendre compte.

Du coup, je me demande : est-ce que le vrai dĂ©fi ce n’est pas justement d’apprendre Ă  dĂ©mĂȘler le vrai du faux dans un flux constant d’infos biaisĂ©es ?

On sait que la désinformation circule, on sait que les algorithmes la favorisent, et pourtant, on continue de scroller, de liker, de partager


Alors, comment on fait pour ne pas se laisser piéger sans pour autant devenir parano ?

Il me semble qu’il y a des solutions Ă  imaginer. Perso, je rĂȘve d’un outil fiable qui identifierait en un clin d’Ɠil si une info a Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ©e par une IA (texte, image, vidĂ©o, chanson, etc.) et surtout si elle est vraie (avec sources Ă  l’appui). Mais si on commence Ă  dĂ©lĂ©guer la vĂ©rification des infos Ă  une IA, est-ce qu’on ne risque pas de perdre notre capacitĂ© Ă  penser par nous-mĂȘmes ? Adios l’esprit critique ?

Bref, je suis en pleine rĂ©flexion đŸ€Ż.

Finalement je me demande si le vrai dĂ©fi n’est pas seulement d’apprendre Ă  reconnaĂźtre les fake news, mais aussi de rĂ©apprendre Ă  penser par nous-mĂȘmes ?

Et vous, vous en pensez quoi ?

đŸ—ŁïžApprentissage: Les plus jeunes et les plus connectĂ©s sont les plus vulnĂ©rables aux fausses informations. L’exposition constante Ă  des contenus trompeurs peut conduire Ă  une banalisation de la dĂ©sinformation, la rendant progressivement plus acceptable.

5. Relecture & corrections : le prompt parfait

L’un de mes plus gros problĂšmes avec la newsletter, c’est la relecture : traquer les fautes, Ă©viter les Ă©normitĂ©s
 Je dĂ©teste ça. C’est chronophage et surtout, ça manque totalement de crĂ©ativitĂ©. Pourtant, je sais Ă  quel point il est essentiel de vous envoyer une newsletter (presque) sans faute 😅 et bien structurĂ©e pour qu’elle soit agrĂ©able Ă  lire !

J’ai trouvĂ© un prompt dans la newsletter Les Prompts d’Alexis, que je teste en ce moment avec ChatGPT: ça me simplifie la vie et m’enlĂšve une belle Ă©pine du pied !

Je vous le partage, ça pourrait bien vous ĂȘtre utile aussi. Qui sait ? 😉

Tu es un correcteur avec un Ɠil aiguisĂ©.

Je vais te donner un texte.

Tu analyseras :

1. La grammaire

VĂ©rifie toutes les erreurs de grammaire, conjugaison, orthographe et syntaxe et mets-les en avant

Signale-moi les phrases incomplÚtes, interminables, compliquées ou confuses.

AprÚs avoir vérifié ces éléments, mets-les moi en avant pour que je puisse les corriger.


2. La structure

Donne-moi des suggestions pour améliorer la logique, la cohérence. Explique-moi ce que chaque suggestion pourrait apporter.

Fournis des exemples d'améliorations recommandées.

Le contenu

Identifie les possibilités de rendre le texte plus spécifique et les moyens de donner plus de valeur au lecteur.

Fournis des commentaires sur les moyens d'améliorer le texte  (des conseils des erreurs, des exemples, des histoires, des recherches ou d'autres améliorations rapides du contenu afin de rendre le texte plus riche et plus attrayant pour le lecteur.)

Donne des exemples pour chaque amélioration recommandée.

4. Tu expliqueras chacune de tes décisions et tu me feras un rapport complet.

As-tu bien compris et es-tu prĂȘt pour le texte ?

Ensuite tu copies ton texte et tu le laisses travailler 😉

đŸ—ŁïžApprentissage: je l'ai utilisĂ© pour cette Ă©dition. Je ne peux pas Ă©valuer l'impact direct sur la qualitĂ© de mon Ă©criture (je suis mal placĂ©e pour ça !), en revanche, je gagne en tranquillitĂ© d’esprit. Je peux dĂ©sormais me concentrer sur la partie crĂ©ative : le choix des sujets et l’écriture.

🎯Objectif: continuer Ă  l’utiliser pendant 2 mois et Ă©valuer si c’est toujours une bonne idĂ©e. Par exemple, vĂ©rifier si je ne fais pas plus de fautes d’orthographe ou si je ne perds pas progressivement mon esprit critique !

🌼C'est tout pour aujourd'hui ! J'espĂšre que cette 30e Ă©dition de Taquito Ă©tait appĂ©tissante. Si vous lisez / Ă©coutez / visionnez / crĂ©ez des choses intĂ©ressantes, n’hĂ©sitez pas Ă  me les partager : [email protected]

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A dans 2 mercredis 😘

Mathilde

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